Crédit Mutuel Assurance Vie : fonctionnement, frais réels et fiscalité décryptés
Crédit Mutuel assurance vie : frais de gestion, rendement fonds euros, fiscalité des rachats et succession. Guide pratique 2026 basé sur des données

L'assurance vie du Crédit Mutuel, gérée par ACM Vie, est un produit d'épargne permettant d'investir sur un fonds en euros sécurisé et des unités de compte. Sa fiscalité est avantageuse après 8 ans, avec un abattement sur les gains de 4 600 € par an (9 200 € pour un couple) lors d'un rachat.
L'assurance vie du Crédit Mutuel, portée par sa filiale ACM Vie, permet de se constituer une épargne à long terme dans un cadre fiscal spécifique. Son fonctionnement repose sur des versements investis soit sur un fonds en euros, soit sur des unités de compte plus dynamiques. La fiscalité ne s'applique qu'au moment d'un rachat, et devient particulièrement attractive après huit ans de détention. Ce guide détaille les mécanismes de frais, de fiscalité et de succession pour comprendre ce que ce contrat implique réellement pour votre patrimoine.
En bref
- Les contrats d'assurance vie du Crédit Mutuel sont gérés par l'entité juridique ACM Vie SAM.
- La fiscalité sur les rachats devient optimale après 8 ans, avec un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule.
- Une clause bénéficiaire mal rédigée peut entraîner la réintégration du capital dans la succession et la perte des avantages fiscaux.
- Un prélèvement fiscal exceptionnel de 75 % s'applique si les gains sont versés à un bénéficiaire dans un État ou Territoire Non Coopératif (ETNC).
- Les frais réels (versement, gestion, arbitrage) doivent être vérifiés dans le Document d'Information Clé (DIC) avant toute souscription.
Ce qu'est réellement l'assurance vie Crédit Mutuel (ACM Vie)
Lorsqu'un épargnant souscrit une assurance vie au Crédit Mutuel, il contracte en réalité avec Assurances du Crédit Mutuel Vie (ACM Vie SAM). Cette entité est la filiale d'assurance du groupe bancaire et opère sous le statut de société d'assurance mutuelle. Ce statut implique une gouvernance où les assurés sont également sociétaires, bien que dans les faits, la gestion soit celle d'un grand groupe d'assurance. ACM Vie est un acteur majeur du marché français, gérant une large gamme de produits d'épargne, de retraite et de prévoyance distribués quasi exclusivement par les réseaux du Crédit Mutuel et du CIC.
Cet ancrage garantit une solidité financière et une expertise reconnue. Le groupe dispose d'un engagement en tant qu'investisseur institutionnel valable jusqu'au 31 décembre 2026 (Trésor Économie, juin 2023), témoignant de sa participation active au financement de l'économie. Pour l'épargnant, cela signifie que les contrats sont adossés à une structure pérenne, mais aussi que l'offre est intégrée à la politique commerciale globale de la banque. Il est donc essentiel de bien distinguer le rôle du conseiller bancaire, qui distribue le produit, de celui de l'assureur, ACM Vie, qui conçoit et gère le contrat.
ACM Vie : l'entité juridique derrière les contrats
Derrière l'appellation commerciale "assurance vie Crédit Mutuel" se trouve systématiquement la société Assurances du Crédit Mutuel Vie, souvent désignée par son acronyme ACM Vie SAM. C'est elle qui porte le risque, gère les actifs et garantit les prestations prévues au contrat. Juridiquement, votre contrat vous lie à ACM Vie, et non directement à la caisse locale du Crédit Mutuel qui agit comme intermédiaire et distributeur.
Cette distinction est importante. Elle signifie que les conditions générales, les performances des fonds et les décisions de gestion sont du ressort de l'assureur. La jurisprudence confirme régulièrement ce montage, comme en atteste un arrêt de la Cour de cassation du 20 mai 2026 (pourvoi n°24-13.903) qui mettait en cause directement la société ACM Vie. Comprendre cette structure permet de savoir vers qui se tourner pour des questions de fond relatives à la gestion de son épargne.
Les principaux contrats proposés en agence
Le réseau Crédit Mutuel propose plusieurs types de contrats d'assurance vie pour répondre à différents objectifs patrimoniaux. Bien que les noms commerciaux puissent varier, on retrouve généralement deux grandes familles de produits :
- Les contrats monosupport : De plus en plus rares, ils ne proposent qu'un seul support d'investissement, le fonds en euros. Ce dernier offre une garantie en capital (hors frais) et une sécurité maximale, en contrepartie d'un rendement potentiellement limité.
- Les contrats multisupports : C'est l'offre standard aujourd'hui. Ils combinent un fonds en euros sécurisé avec un accès à des unités de compte (UC). Ces UC, qui peuvent être des actions, des obligations ou de l'immobilier (via des SCPI par exemple), permettent de viser un meilleur rendement mais présentent un risque de perte en capital.
Le choix entre ces contrats dépend entièrement de votre profil de risque et de votre horizon de placement. Les documents précontractuels, notamment le Document d'Information Clé (DIC), précisent la liste des supports disponibles et les niveaux de risque associés.
Fonctionnement du contrat : versements, supports et rachats
Le fonctionnement d'un contrat d'assurance vie repose sur un principe simple : l'épargne est rémunérée sur la durée en fonction des supports financiers que vous choisissez, comme le précise le site officiel service-public.fr (12 janvier 2026). Le cycle de vie du contrat s'articule autour de trois phases principales : les versements, la phase de capitalisation et les retraits (ou rachats).
Vous alimentez votre contrat par des versements, qui peuvent être libres (quand vous le souhaitez, pour le montant que vous voulez, sous réserve d'un minimum) ou programmés (un montant fixe prélevé périodiquement). Ces sommes sont ensuite investies sur les supports que vous avez sélectionnés au sein de votre contrat. Durant la vie du contrat, vous pouvez modifier la répartition de votre épargne entre les différents supports : c'est ce qu'on appelle un arbitrage. Cette flexibilité permet d'adapter votre stratégie d'investissement à l'évolution de vos projets ou des marchés financiers. Pour explorer les différentes options, consultez le guide sur les types de contrats d'assurance vie et leurs frais réels.
Fonds euros et unités de compte : quelle différence ?
La principale distinction au sein d'un contrat multisupport réside dans la nature des supports d'investissement. Comprendre cette différence est crucial pour maîtriser le couple rendement/risque de votre épargne.
- Le fonds en euros : Il est composé majoritairement d'obligations d'État ou d'entreprises bien notées. Son principal atout est la sécurité : le capital versé (net de frais) est garanti par l'assureur. Chaque année, les intérêts acquis viennent s'ajouter définitivement au capital ("effet cliquet"). C'est le support idéal pour une épargne sans risque.
- Les unités de compte (UC) : Elles représentent des parts de fonds d'investissement (actions, obligations, immobilier, etc.). Leur valeur fluctue quotidiennement en fonction des marchés financiers. Elles offrent un potentiel de rendement plus élevé que le fonds en euros sur le long terme, mais en contrepartie, elles présentent un risque de perte en capital. L'assureur ne garantit pas la valeur des UC, mais uniquement le nombre de parts que vous détenez.
Effectuer un rachat : les règles à connaître
Le terme "rachat" désigne simplement le retrait de tout ou partie de l'argent de votre assurance vie. Il est possible à tout moment, sans justification. On distingue deux types de rachats :
- Le rachat partiel : Vous retirez une partie de votre épargne. Le contrat continue d'exister avec le capital restant, conservant ainsi son antériorité fiscale. C'est la solution la plus courante pour répondre à un besoin de liquidités.
- Le rachat total : Vous retirez l'intégralité de la valeur de votre contrat. Cette opération entraîne la clôture définitive du contrat et la perte de son antériorité fiscale.
Pour effectuer un rachat, une demande écrite doit être adressée à l'assureur, généralement via votre agence Crédit Mutuel. L'assureur dispose d'un délai légal de deux mois pour vous verser les fonds. Seule la part de plus-values contenue dans le rachat sera soumise à l'impôt et aux prélèvements sociaux.
Fiscalité des rachats : ce que vous paierez vraiment
L'un des principaux atouts de l'assurance vie est son régime fiscal avantageux. Tant que vous n'effectuez aucun rachat, vos gains ne sont pas imposés à l'impôt sur le revenu (impots.gouv.fr, 2026). L'imposition n'est déclenchée que lorsque vous retirez de l'argent. Le mode de calcul de l'impôt dépend alors de l'ancienneté de votre contrat. C'est la date du premier versement qui fait foi pour calculer cette durée.
La fiscalité des gains varie donc significativement. Pour les contrats de moins de 8 ans, les plus-values sont, par défaut, soumises au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU ou "flat tax") de 12,8 %, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux de 17,2 %. Après 8 ans, le régime devient beaucoup plus favorable. Il est possible de se référer au guide fiscal complet de l'assurance vie en 2026 pour une analyse détaillée des différents cas de figure. Des exonérations peuvent aussi s'appliquer dans des situations spécifiques comme un licenciement ou une invalidité (service-public.fr, 2026).
Le régime fiscal selon la durée du contrat
La fiscalité de l'assurance vie est structurée pour favoriser l'épargne longue. Voici les règles applicables en 2026 :
- Avant 4 ans : Les gains sont taxés au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 12,8 % (ou sur option au barème de l'impôt sur le revenu) + 17,2 % de prélèvements sociaux.
- Entre 4 et 8 ans : Le régime reste identique (PFU de 12,8 % + prélèvements sociaux).
- Après 8 ans : Le régime s'assouplit considérablement. Les gains bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple marié ou pacsé. Au-delà de cet abattement, le surplus est taxé à un taux préférentiel de 7,5 % (pour les gains issus de versements inférieurs à 150 000 €) ou 12,8 % au-delà, plus les prélèvements sociaux.
💡 À noter : Les prélèvements sociaux (17,2 %) sont prélevés chaque année sur les gains du fonds en euros. Pour les unités de compte, ils ne sont prélevés qu'au moment du rachat.
L'abattement après 8 ans : simulation pas à pas
Prenons un cas concret pour illustrer le mécanisme après 8 ans.
Hypothèses : Vous êtes célibataire. Vous avez versé 20 000 € sur votre contrat il y a 9 ans. Sa valeur actuelle est de 21 200 € (soit 1 200 € de gains). Vous effectuez un rachat partiel de 5 000 €.
Calcul de la part de gains : L'administration fiscale considère que chaque rachat est composé d'une partie de capital et d'une partie de gains, au prorata de leur poids dans le contrat. La part de gains dans le rachat est de : 5 000 € × (1 200 € de gains / 21 200 € de valeur totale) = 283,02 €.
Application de la fiscalité :
- Les gains imposables sont de 283,02 €.
- L'abattement annuel pour une personne seule est de 4 600 €.
- Comme 283,02 € est bien inférieur à 4 600 €, la totalité des gains est exonérée d'impôt sur le revenu.
- Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % seront dus sur cette part de gains (s'ils n'ont pas déjà été prélevés pour le fonds en euros). Le montant serait donc de 283,02 € × 17,2 % = 48,68 €.
Dans ce scénario très courant, le rachat partiel n'entraîne donc aucune fiscalité sur le revenu.
Le cas particulier du prélèvement de 75 %
Une disposition fiscale très spécifique et peu connue concerne les versements effectués à des bénéficiaires situés dans un État ou territoire non coopératif (ETNC), aussi appelés "paradis fiscaux". Le site impots.gouv.fr est très clair sur ce point : un prélèvement de 75 % est applicable aux produits des contrats de capitalisation et d'assurance-vie bénéficiant à de telles personnes.
⚠️ Attention : Cette mesure punitive vise à lutter contre l'évasion fiscale. Elle s'applique aux gains générés par le contrat et versés à des personnes ou entités résidentes d'un ETNC, que ce soit via un rachat ou au moment du décès. La liste de ces territoires est mise à jour régulièrement par arrêté ministériel. Il est donc crucial de vérifier la résidence fiscale de ses bénéficiaires pour éviter une taxation confiscatoire. Cette règle souligne l'importance d'un conseil avisé lors de la rédaction de la clause bénéficiaire dans un contexte international.
Fiscalité de la succession : transmettre avec l'assurance vie Crédit Mutuel
L'assurance vie est un outil de transmission de patrimoine puissant, car les capitaux versés au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au décès de l'assuré échappent en grande partie aux règles et à la fiscalité de la succession classique. Ce régime dérogatoire est l'un des principaux avantages du produit. Selon le site service-public.fr (2026), si vous êtes le bénéficiaire désigné, vous devez recevoir le capital suite au décès de l'assuré.
Le régime fiscal dépend de l'âge de l'assuré au moment des versements. Cette distinction est fondamentale et structure toute la stratégie de transmission via l'assurance vie. Une bonne compréhension de ces règles permet d'optimiser la transmission de son patrimoine en minimisant les droits à payer par les héritiers. Pour approfondir ce sujet, il est conseillé de consulter notre dossier sur la fiscalité des successions en assurance vie 2026.
Les abattements successoraux de l'assurance vie
La fiscalité successorale de l'assurance vie repose sur deux régimes distincts :
- Pour les versements effectués avant les 70 ans de l'assuré : Chaque bénéficiaire désigné profite d'un abattement de 152 500 €. Au-delà de ce montant, les capitaux sont taxés à un taux forfaitaire de 20 % jusqu'à 852 500 €, puis 31,25 % au-delà. Cet abattement se cumule avec les abattements de droit commun des successions.
- Pour les versements effectués après les 70 ans de l'assuré : Les règles sont moins favorables. Un abattement unique de 30 500 € s'applique à l'ensemble des bénéficiaires (à se partager) et sur les primes versées uniquement. Les intérêts générés sont, eux, totalement exonérés. Au-delà de cet abattement de 30 500 €, les primes sont réintégrées dans la succession et taxées selon le lien de parenté entre l'assuré et le bénéficiaire.
📌 Important : Le conjoint ou partenaire de PACS survivant est totalement exonéré de fiscalité, quel que soit le montant ou la date des versements.
La clause bénéficiaire : le piège à éviter absolument
L'erreur la plus courante et la plus lourde de conséquences est la rédaction négligée de la clause bénéficiaire. Beaucoup de souscripteurs se contentent de la clause type ("mon conjoint, à défaut mes enfants, etc.") sans en mesurer les limites.
Le piège survient dans plusieurs cas :
- Bénéficiaire non identifiable : Une désignation vague comme "mes neveux" sans plus de précisions peut rendre la clause caduque si l'identité exacte n'est pas déterminable.
- Décès du bénéficiaire : Si un bénéficiaire désigné décède avant l'assuré et que la clause ne prévoit pas de "représentation" (par ses propres héritiers), sa part peut être redistribuée aux autres bénéficiaires ou, pire, retomber dans la succession.
- Absence de bénéficiaire : Si aucun bénéficiaire n'est désigné ou si tous sont décédés, le capital de l'assurance vie est réintégré à l'actif successoral de l'assuré. Il perd alors tous ses avantages fiscaux et est partagé entre les héritiers légaux, après paiement des droits de succession.
Il est donc fondamental de rédiger cette clause avec précision, de la mettre à jour régulièrement et de ne pas hésiter à consulter un professionnel.
Comment retrouver un contrat via l'AGIRA
Il arrive qu'un proche décède sans que ses héritiers sachent s'il détenait une ou plusieurs assurances vie. Pour lever ce doute, la loi a mis en place un dispositif spécifique. Toute personne peut interroger l'AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance) pour rechercher l'existence d'un contrat souscrit par une personne décédée, comme le confirme le portail service-public.fr (2026).
La démarche est gratuite et peut être effectuée en ligne ou par courrier. Il suffit de fournir les informations d'état civil du défunt et du demandeur. L'AGIRA transmet alors la demande à l'ensemble des sociétés d'assurance et institutions de prévoyance en France. Si un contrat est trouvé à votre nom, l'assureur concerné a un mois pour vous contacter et vous demander les pièces nécessaires au versement du capital. Ce mécanisme est essentiel pour faire valoir ses droits de bénéficiaire.
Frais du contrat Crédit Mutuel : points de vigilance avant de souscrire
L'un des critères essentiels pour évaluer un contrat d'assurance vie est le niveau de ses frais. Ces derniers viennent directement impacter la performance nette de votre épargne sur le long terme. Dans un contrat commercialisé en agence bancaire comme ceux du Crédit Mutuel, plusieurs lignes de frais sont à surveiller attentivement. Leur montant exact n'est pas standardisé et doit impérativement être vérifié dans les documents précontractuels, notamment le Document d'Information Clé (DIC) et la note d'information.
Ne pas analyser ces frais en détail avant de signer est une erreur fréquente. Des frais d'entrée de 3 % sur un versement de 10 000 € représentent une ponction immédiate de 300 €. Sur la durée, les frais de gestion annuels peuvent également rogner significativement le rendement, en particulier sur les unités de compte. Une lecture attentive de la documentation est la seule manière de savoir ce que le contrat vous coûtera réellement.
Frais d'entrée, de gestion et d'arbitrage
Un contrat d'assurance vie comporte généralement trois principales catégories de frais :
- Les frais sur versement (ou frais d'entrée) : Ils sont prélevés en pourcentage sur chaque somme que vous versez sur le contrat. Par exemple, si vous versez 1 000 € avec 2 % de frais, seuls 980 € seront réellement investis. Ils sont souvent négociables, surtout en cas de versement important.
- Les frais de gestion annuels : Prélevés chaque année, ils sont calculés en pourcentage de l'encours total de votre contrat. Ils sont généralement plus élevés pour les unités de compte (qui demandent une gestion active) que pour le fonds en euros.
- Les frais d'arbitrage : Ils sont appliqués lorsque vous modifiez la répartition de votre épargne entre les différents supports (par exemple, en vendant des parts d'un fonds pour en acheter un autre). Ils peuvent être forfaitaires (ex: 15 € par arbitrage) ou en pourcentage du montant arbitré.
D'autres frais peuvent exister, comme ceux liés à une option de gestion (gestion pilotée, sécurisation des plus-values).
Comment comparer avec d'autres contrats du marché
Pour mettre en perspective les frais d'un contrat Crédit Mutuel, il est utile de les comparer avec les standards du marché, notamment ceux des contrats en ligne. Ces derniers, proposés par des courtiers ou des banques en ligne, ont bâti leur succès sur une structure de frais très compétitive.
- Frais sur versement : La majorité des contrats en ligne affichent 0 % de frais d'entrée. C'est un avantage majeur, car 100 % de votre versement est immédiatement investi.
- Frais de gestion : Ils sont également souvent plus bas, se situant autour de 0,5 % ou 0,6 % sur les unités de compte, contre parfois plus de 0,8 % sur les contrats de réseaux bancaires.
- Frais d'arbitrage : De nombreux acteurs en ligne offrent la gratuité pour les arbitrages réalisés via l'espace client.
Cette comparaison ne signifie pas qu'un contrat en ligne est toujours meilleur. Un contrat en agence inclut le conseil et l'accompagnement d'un interlocuteur physique, un service qui a un coût et qui peut être précieux pour certains épargnants.
Le Crédit Mutuel assurance vie est-il adapté à votre stratégie patrimoniale ?
L'offre d'assurance vie du Crédit Mutuel peut constituer une solution pertinente pour une certaine typologie d'épargnants. Le choix d'un contrat doit avant tout correspondre à une stratégie patrimoniale personnelle et non à une simple opportunité. Avant de prendre une décision, il est primordial de définir ses objectifs : préparer sa retraite, valoriser un capital, transmettre un patrimoine, ou simplement épargner à long terme. La réponse à ces questions orientera naturellement vers le type de contrat et la structure de frais les plus adaptés.
Le recours à un conseiller en gestion de patrimoine indépendant peut être une étape judicieuse. Ce professionnel pourra réaliser un audit complet de votre situation et comparer objectivement les différentes offres du marché, y compris celles du Crédit Mutuel, pour vous aider à sélectionner le véhicule d'investissement le plus en adéquation avec vos attentes et votre profil de risque. Il ne faut jamais souscrire sous la pression, mais après une analyse réfléchie des avantages et des inconvénients de chaque option.
Profils adaptés et points forts du contrat
Le contrat d'assurance vie du Crédit Mutuel s'adresse principalement aux épargnants qui valorisent la proximité et le conseil humain. Ses points forts résident dans :
- L'accompagnement en agence : La présence d'un conseiller dédié peut rassurer les investisseurs peu familiers avec les marchés financiers et qui souhaitent un suivi personnalisé.
- La simplicité d'accès : Pour les clients déjà bancarisés au Crédit Mutuel, ouvrir et gérer un contrat d'assurance vie au sein du même établissement est une solution de facilité.
- La solidité de l'assureur : La filiale ACM Vie est un acteur historique et robuste, offrant une garantie de pérennité pour les fonds confiés.
Ce type de contrat est donc bien adapté à un profil d'épargnant "bon père de famille" cherchant une solution d'épargne structurée et accompagnée, sans vouloir optimiser chaque dixième de pourcentage de frais.
Quand envisager une alternative ?
Malgré ses atouts, l'offre du Crédit Mutuel peut ne pas convenir à tous les profils. Il est pertinent d'envisager une alternative dans les cas suivants :
- Investisseurs autonomes et sensibles aux frais : Les épargnants à l'aise avec les outils numériques et qui cherchent à maximiser la performance de leur épargne se tourneront plus volontiers vers les contrats en ligne, qui proposent généralement des frais sur versement nuls et des frais de gestion plus faibles.
- Recherche d'une offre financière très large : Bien que l'offre du Crédit Mutuel soit complète, les plateformes spécialisées peuvent donner accès à un univers d'unités de compte plus vaste et diversifié (trackers, titres vifs, fonds spécialisés).
- Stratégies patrimoniales complexes : Pour des montages spécifiques (démembrement de clause, garanties de prévoyance complexes), l'expertise d'un conseiller en gestion de patrimoine indépendant peut s'avérer plus pointue que celle d'un conseiller bancaire généraliste.
Comparer les offres est donc une étape essentielle avant de s'engager sur le long terme.
Sources
- service-public.fr
- impots.gouv.fr
- service-public.fr
- service-public.fr
- service-public.fr
- tresor.economie.gouv.fr
- legifrance.gouv.fr
Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.
Questions courantes
Comment fonctionne l'assurance vie du Crédit Mutuel ?
L'assurance vie du Crédit Mutuel, gérée par ACM Vie, est un contrat d'épargne. Vous y effectuez des versements (libres ou programmés) sur des supports variés : un fonds en euros sécurisé et des unités de compte (actions, obligations) plus dynamiques mais présentant un risque de perte en capital. L'épargne fructifie et peut être récupérée via des rachats partiels ou totaux.
Quels sont les frais de l'assurance vie Crédit Mutuel ?
Les frais varient selon le contrat. On distingue typiquement les frais sur versement (prélevés à l'entrée), les frais de gestion annuels (sur l'encours en fonds euros et unités de compte), et les frais d'arbitrage (lorsque vous changez de support). Pour connaître les taux exacts, il est indispensable de consulter le Document d'Information Clé (DIC) du contrat.
Comment récupérer son argent placé en assurance vie Crédit Mutuel ?
Vous pouvez récupérer votre capital et vos gains à tout moment via un « rachat ». Un rachat partiel vous permet de retirer une partie de l'épargne sans clôturer le contrat, tandis qu'un rachat total met fin au contrat. La demande s'effectue auprès de votre conseiller Crédit Mutuel. La fiscalité appliquée dépend de l'ancienneté de votre contrat.
Comment sont imposés les gains lors d'un rachat sur une assurance vie Crédit Mutuel ?
Seule la part de gains comprise dans votre rachat est fiscalisée. Après 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel sur ces gains de 4 600 € (9 200 € pour un couple). Au-delà, les gains sont taxés à 7,5 % (plus prélèvements sociaux), sauf cas particuliers. Avant 8 ans, le taux est de 12,8 %.
Que se passe-t-il en cas de décès du titulaire d'une assurance vie Crédit Mutuel ?
Au décès du titulaire, les capitaux sont transmis aux personnes désignées dans la clause bénéficiaire, en grande partie hors droits de succession. Chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € pour les versements effectués avant les 70 ans de l'assuré. Une clause bénéficiaire bien rédigée est donc essentielle.
Comment savoir si on est bénéficiaire d'une assurance vie Crédit Mutuel d'un proche décédé ?
Si vous pensez être le bénéficiaire d'un contrat souscrit par un proche décédé, vous pouvez interroger l'AGIRA (Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance). Cet organisme gratuit se charge de contacter tous les assureurs pour vérifier si un contrat a été souscrit à votre profit. La démarche peut se faire en ligne.
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