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Generali Assurance Vie : frais, rendements et fiscalité expliqués clairement

Generali assurance vie : frais d'entrée, rendement fonds euros, fiscalité 2026 et points de vigilance. Un guide clair pour évaluer ce contrat avant

Isabelle MarchandIsabelle Marchand 18 min à parcourir
Comment investir sur une assurance vie ? | Generali France

L'assurance vie Generali désigne les contrats portés par Generali Vie, assureur de premier plan en France. Les frais d'entrée s'élèvent à 2 %, les frais de sortie à 1,08 %-1,10 % et les frais courants à 1,1 %-1,2 % (Boursorama, 2026). L'objectif de rendement non garanti du fonds euros est de 4,50 % au titre de 2025. Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sur les rachats passent à 18,6 %, sauf pour certains produits restant à 17,2 % (impots.gouv.fr).

Generali assurance vie n'est pas un contrat unique, mais une gamme de supports portés par Generali Vie, distribués via des réseaux de bancassurance, de courtiers et de conseillers en gestion de patrimoine. Avant d'ouvrir un contrat, trois réalités chiffrées méritent l'attention : les frais d'entrée de 2 % pèsent sur chaque versement, les frais courants oscillent entre 1,1 % et 1,2 % par an (Boursorama, fiche Generali Investissement D, 2026), et le rendement du fonds euros : 4,50 % annoncé au titre de 2025 : reste non garanti. Cet article détaille l'ensemble des paramètres à connaître, sans prendre parti pour ou contre la souscription.

Ce qu'il faut retenir

  • Les frais d'entrée de 2 % amputent immédiatement le capital : 10 000 € versés deviennent 9 800 € nets investis.
  • L'objectif de rendement non garanti de 4,50 % (2025) doit être lu net de frais courants, soit environ 3,30 %.
  • Les prélèvements sociaux passent à 18,6 % au 1er janvier 2026, portant le PFU total à 31,4 % sur les gains.
  • La clause bénéficiaire doit être nominale, à jour et prévoir des bénéficiaires subsidiaires : son oubli coûte cher aux proches.
  • Comparer les frais avec les contrats sans frais d'entrée disponibles en ligne avant de souscrire un contrat Generali.

Qu'est-ce que l'assurance vie Generali ?

Sous l'appellation Generali assurance vie, on ne trouve pas un contrat unique mais un ensemble de solutions assurantielles portées par Generali Vie, filiale française du groupe Generali. Cet assureur intervient à plusieurs niveaux de la chaîne de distribution : il conçoit les contrats, en assure la solidité financière, et les commercialise via des partenariats : banques, courtiers, conseillers en gestion de patrimoine indépendants.

Generali Vie figure parmi les poids lourds du marché français. Au 1er semestre 2026, le groupe Generali a publié un bénéfice net ajusté en hausse de 13,7 % à 2 543 millions d'euros (Boursorama, 7 août 2026). Ce chiffre témoigne d'une solidité opérationnelle, sans rien garantir des performances futures des contrats. Le 1er trimestre 2026 affichait quant à lui un bénéfice net en léger repli de 2,2 % à 1,17 milliard d'euros, sous l'effet de prélèvements fiscaux (Boursorama, 21 mai 2026).

Les contrats distribués sous la marque Generali couvrent un spectre large : assurance vie multisupport, contrats dédiés à l'épargne retraite, solutions patrimoniales haut de gamme. Chaque contrat a ses propres conditions tarifaires, sa gamme d'unités de compte et ses modalités de gestion. Les frais mentionnés dans cet article concernent le contrat Generali Investissement D, l'un des plus référencés sur le marché grand public.

Generali Vie : l'assureur derrière le contrat

Generali Vie est une société d'assurance de droit français, soumise à la réglementation de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution). Elle opère dans le cadre du régime Solvabilité 2, qui impose aux assureurs de détenir un matelas de fonds propres proportionnel aux risques qu'ils portent.

Concrètement, l'épargnant n'investit pas directement dans Generali Vie : il souscrit un contrat dont Generali Vie est l'assureur. C'est Generali Vie qui garantit les engagements, gère les actifs en représentation des provisions techniques et attribue chaque année la participation aux bénéfices sur le fonds euros. La solidité du bilan de l'assureur conditionne donc directement la qualité de cette participation : sans jamais la garantir contractuellement.

Les principaux contrats distribués sous la marque Generali

Plusieurs contrats coexistent dans la gamme Generali. Generali Investissement D est le contrat multisupport le plus visible, accessible via des courtiers en ligne et des CGP. D'autres références comme Generali Patrimoine ou Generali Retraite ciblent des profils patrimoniaux ou des stratégies de préparation à la retraite.

Les différences entre ces contrats portent sur trois points : la grille tarifaire (frais d'entrée, de gestion, d'arbitrage), l'univers d'investissement (nombre et nature des unités de compte disponibles), et les services associés (gestion pilotée, garanties plancher). Avant toute souscription, comparer ces paramètres sur le document d'informations clés (DIC) reste la meilleure protection contre les mauvaises surprises.

Les frais des contrats Generali : ce que les documents ne mettent pas en avant

La grille tarifaire de Generali Investissement D illustre une réalité que beaucoup d'épargnants découvrent après coup : les frais d'entrée amputent le capital dès le premier euro versé. Selon la fiche OPCVM publiée par Boursorama (2026), les frais d'entrée s'élèvent à 2 % : soit 200 € prélevés sur un versement de 10 000 €.

Mais la ponction ne s'arrête pas là. Chaque année, les frais courants : qui incluent les frais de gestion du contrat et les frais internes aux supports : oscillent entre 1,1 % et 1,2 % de l'encours. Ces frais courants s'appliquent que le contrat gagne ou perde de la valeur. En cas de rachat, des frais de sortie de 1,08 % à 1,10 % viennent encore réduire le capital disponible.

⚠️ Attention : des frais de 1,2 % par an peuvent sembler modestes, mais leur effet cumulé sur 8 ans (durée nécessaire pour bénéficier de l'abattement fiscal) rogne plusieurs points de rendement. Sur un contrat performant à 3 % net de frais de gestion, 1,2 % de frais courants, c'est 40 % de la performance annuelle qui part en frais.

Ce niveau de frais n'est ni anormal ni particulièrement compétitif dans l'univers des contrats d'assurance vie distribués par des réseaux physiques. Il existe des contrats sans frais d'entrée et avec des frais courants inférieurs à 1 %, mais ils sont généralement accessibles via des canaux 100 % en ligne. Pour approfondir cette comparaison, consultez notre guide sur les différents types de contrats d'assurance vie et leurs frais réels.

Frais d'entrée, de sortie et frais courants : le tableau complet

Voici la structure tarifaire de Generali Investissement D (source : Boursorama, fiche OPCVM, 2026) :

  • Frais d'entrée : 2,00 % du versement, prélevés à chaque dépôt.
  • Frais de sortie : 1,08 % à 1,10 % du montant racheté, selon les modalités du contrat.
  • Frais courants (dont frais de gestion) : 1,1 % à 1,2 % par an, calculés sur l'encours total.
  • Frais d'arbitrage : généralement gratuits pour un ou deux arbitrages annuels, puis facturés (variable selon le contrat).

Ces chiffres sont ceux du contrat Generali Investissement D. Les autres contrats de la gamme (Generali Patrimoine, Generali Retraite) peuvent présenter des grilles différentes. Le document d'informations clés (DIC) remis avant souscription détaille obligatoirement ces frais : le lire intégralement avant de signer évite les déconvenues.

Simulation : impact des frais sur un versement de 10 000 €

Prenons un cas concret : un épargnant verse 10 000 € sur un contrat Generali Investissement D.

Avec des frais d'entrée de 2 %, seuls 9 800 € sont effectivement investis. Supposons une performance annuelle brute de 4 % sur le fonds euros et les unités de compte, et des frais courants de 1,15 % (moyenne de la fourchette 1,1 %-1,2 %).

Après 8 ans : durée nécessaire pour bénéficier de l'abattement fiscal de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) : le capital atteint environ 12 260 €, soit un rendement net annualisé proche de 2,6 %. Sans les frais d'entrée et avec des frais courants de 0,6 % (contrat en ligne type), ce même capital dépasserait 13 100 €. L'écart atteint près de 850 €, soit 8,5 % du versement initial. Ce différentiel illustre pourquoi comparer les grilles tarifaires avant souscription est un exercice rentable.

Pour optimiser votre stratégie de placement, il peut être judicieux de comparer avec d'autres options comme l'assurance vie placement pour trouver la meilleure adéquation à vos besoins.

Rendement du fonds euros Generali : que peut-on attendre ?

Le fonds euros des contrats Generali affiche un objectif de rendement non garanti de 4,50 % au titre de la participation aux bénéfices de l'année 2025 (Boursorama, fiche BoursoVie / Generali Vie, 2026). Ce chiffre, communiqué par l'assureur, reflète le taux de rendement servi aux épargnants sur la part en euros de leur contrat.

Deux précisions s'imposent. D'abord, ce taux n'est pas garanti pour les années futures : il dépend des résultats financiers de l'assureur, de l'évolution des marchés obligataires et de la politique de redistribution de Generali Vie. Ensuite, ce rendement s'entend brut de frais de gestion : pour l'épargnant, le rendement net est celui qui subsiste après déduction des frais courants (1,1 % à 1,2 %). Un taux brut de 4,50 % avec 1,2 % de frais donne un rendement net d'environ 3,30 % : ce qui reste supérieur à la plupart des placements sans risque.

Pour contextualiser ce chiffre, le taux du Livret A est tombé à 1,70 % depuis le 1er août 2025 (Boursorama, 2026). Le différentiel est significatif, mais les deux produits ne sont pas comparables en tous points : le Livret A est liquide, défiscalisé et sans frais, tandis que l'assurance vie impose une durée de détention minimale pour optimiser la fiscalité. Sur le guide fiscal complet de l'assurance vie 2026, nous détaillons les seuils de détention à respecter.

📌 Important : comme tout placement financier, les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'objectif de 4,50 % au titre de 2025 ne constitue en aucun cas une promesse de rendement pour 2026 ou au-delà.

L'objectif de rendement non garanti du fonds euros

Le mécanisme de participation aux bénéfices est encadré par le Code des assurances : l'assureur doit redistribuer aux assurés une partie des résultats financiers et techniques qu'il réalise. Chez Generali Vie, cette redistribution a atteint 4,50 % au titre de 2025.

Ce taux s'applique à la part du contrat investie sur le fonds euros, pas aux unités de compte. Les UC, adossées à des marchés actions, obligataires ou immobiliers, ne bénéficient d'aucun taux minimum et leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse. La performance globale d'un contrat multisupport dépend donc de la répartition entre fonds euros et unités de compte choisie par l'épargnant.

Contexte : le Livret A à 1,70 % depuis août 2025

Depuis le 1er août 2025, le taux du Livret A est fixé à 1,70 % (Boursorama, 2026), contre 3 % en 2023-2024. Ce repli, lié au ralentissement de l'inflation, réduit l'attrait du Livret A comme placement de rendement. À titre de comparaison, un fonds euros à 4,50 % brut (3,30 % net de frais) offre près du double du rendement du Livret A.

Le Livret A conserve deux avantages décisifs : sa liquidité totale et son exonération d'impôt et de prélèvements sociaux. L'assurance vie, en contrepartie d'un rendement potentiellement plus élevé, impose une durée de détention de 8 ans pour bénéficier pleinement de son cadre fiscal. Le choix entre les deux dépend de l'horizon de placement : court terme pour le Livret A, moyen-long terme pour l'assurance vie.

Fiscalité de l'assurance vie Generali en 2026 : les règles qui changent

La fiscalité applicable aux contrats Generali suit le régime général de l'assurance vie, avec un changement notable au 1er janvier 2026. Les prélèvements sociaux passent de 17,2 % à 18,6 % sur les produits de rachat (impots.gouv.fr, 2026). Cette hausse de 1,4 point s'applique à l'ensemble des gains constatés lors d'un rachat partiel ou total.

Certains produits restent soumis au taux de 17,2 % : il s'agit notamment des produits attachés aux versements effectués avant le 27 septembre 2017 pour lesquels les prélèvements sociaux ont déjà été prélevés au fil de l'eau. La distinction est technique. En pratique, pour la grande majorité des contrats ouverts récemment, le taux de 18,6 % s'applique. Retrouvez le barème de la taxe sur l'assurance vie en 2026 pour une vision complète des seuils et abattements.

💡 À noter : les prélèvements sociaux s'ajoutent à l'impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique (PFU). Pour un rachat soumis au PFU de 12,8 %, la ponction totale atteint donc 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) sur les gains, contre 30 % auparavant.

Prélèvements sociaux : le taux change au 1er janvier 2026

Le taux de 18,6 % concerne tous les produits (intérêts, plus-values) générés à compter du 1er janvier 2026 et constatés lors d'un rachat. Pour les produits générés avant cette date et non encore soumis aux prélèvements sociaux, le taux de 17,2 % continue de s'appliquer.

Ce changement est mécanique : il résulte de la loi de financement de la Sécurité sociale et de l'augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG). Il touche tous les contrats d'assurance vie, quelle que soit la compagnie d'assurance. Generali n'a pas de régime fiscal propre : ses contrats sont soumis au droit commun.

Fiscalité des rachats et abattement après 8 ans

Le régime fiscal des rachats repose sur deux piliers. Le premier est la durée de détention : avant 8 ans, les gains sont imposés soit au barème progressif de l'impôt sur le revenu, soit au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 %. Après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) s'applique sur les gains, avant l'impôt.

Le second pilier est l'option fiscale au moment du rachat : PFU ou barème progressif. Le PFU (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux) est le régime par défaut. Le barème progressif peut être plus favorable pour les contribuables faiblement imposés. Sur le guide fiscal complet de l'assurance vie 2026, le détail des tranches et des simulations chiffrées permet d'arbitrer entre les deux options.

Transmission et clause bénéficiaire : les règles à connaître

Au décès de l'assuré, le capital versé au bénéficiaire désigné dans la clause bénéficiaire bénéficie d'un cadre fiscal spécifique. Les versements effectués avant 70 ans sont exonérés de droits de succession à hauteur de 152 500 € par bénéficiaire (tous contrats confondus). Au-delà, un prélèvement forfaitaire de 20 % s'applique jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %.

Pour les versements effectués après 70 ans, le régime est moins favorable : un abattement global de 30 500 € tous contrats et tous bénéficiaires confondus, puis application des droits de succession classiques. Ces règles, communes à tous les contrats d'assurance vie, sont détaillées dans notre article sur la fiscalité de l'assurance vie en succession.

L'erreur courante à éviter avec un contrat Generali

La clause bénéficiaire est souvent rédigée en une phrase standard au moment de la souscription, puis oubliée. C'est l'erreur la plus fréquente : et la plus coûteuse pour les proches.

Une clause bénéficiaire obsolète peut orienter le capital vers un ex-conjoint, alors que la situation familiale a changé. Une clause mal rédigée (bénéficiaire désigné par défaut comme « mon conjoint » sans précision nominale) peut générer un conflit d'interprétation entre héritiers. Pire, une clause absente ou inapplicable entraîne la réintégration du capital dans la succession, avec perte de l'avantage fiscal spécifique à l'assurance vie.

La conséquence est directe : le capital peut ne pas être versé au bénéficiaire souhaité (service-public.fr, fiche F22395). Dans le cas d'un divorce non suivi d'une mise à jour de la clause, l'ex-époux reste bénéficiaire tant que la clause n'a pas été modifiée. La modification est gratuite et peut être faite par simple courrier à l'assureur.

⚠️ Attention : une clause bénéficiaire ne se modifie pas par testament. Elle doit être modifiée par avenant au contrat d'assurance vie ou par courrier recommandé adressé directement à l'assureur. Un testament qui désigne un autre bénéficiaire que la clause du contrat n'a aucune portée juridique sur le capital décès.

Clause bénéficiaire mal rédigée ou obsolète : le risque concret

Deux pièges principaux piègent les épargnants. Le premier : la clause type « mon conjoint » ou « mes héritiers » est trop vague. En cas de remariage ou de famille recomposée, l'identification du conjoint légitime au jour du décès peut être contestée. Le second : l'absence de bénéficiaire de second rang. Si le bénéficiaire désigné décède avant l'assuré et qu'aucun bénéficiaire subsidiaire n'est prévu, le capital tombe dans la succession.

La rédaction idéale nomme précisément chaque bénéficiaire (nom, prénom, date de naissance) et prévoit un ou plusieurs rangs subsidiaires. Un notaire ou un CGP peut aider à formuler cette clause sans créer de rigidité excessive.

Ce que dit la jurisprudence récente sur Generali Vie

Un arrêt de la Cour de cassation en date du 7 janvier 2026 (1ère chambre civile, pourvoi visible sur Legifrance sous la référence JURITEXT000053402522) illustre concrètement le risque. Dans cette affaire, après le décès de leur père, deux filles ont assigné en responsabilité le courtier et les sociétés Generali Vie et Generali IARD, leur reprochant un manquement au devoir d'information et de conseil lors de la souscription.

Cette décision rappelle que le courtier et l'assureur ont une obligation d'information renforcée, notamment sur la portée et les conséquences de la clause bénéficiaire. Pour l'épargnant, la leçon est limpide : la clause bénéficiaire ne tolère ni l'approximation ni l'oubli. Le service-public.fr rappelle d'ailleurs les conditions de validité de la clause et les pièges à éviter (fiche F22395).

Souscrire un contrat Generali : les questions à poser avant de signer

Souscrire un contrat d'assurance vie n'est pas un acte anodin. La réglementation impose à l'assureur et à l'intermédiaire (courtier, banquier, CGP) des obligations d'information et de conseil strictes, détaillées sur service-public.fr (fiche F15268). Elles couvrent la remise du document d'informations clés (DIC), la vérification de l'adéquation du contrat au profil de l'épargnant, et l'explication des frais.

Avant de signer, sept points méritent une vérification méthodique. Leur ordre n'a rien d'anodin : chaque question conditionne la suivante.

  • Frais d'entrée négociables ? Sur un versement important (50 000 € et plus), certains courtiers obtiennent une exonération partielle ou totale des frais d'entrée. Le demander ne coûte rien.
  • Gamme d'unités de compte : Combien de supports sont accessibles ? Quels sont les frais internes à chaque UC (ils s'ajoutent aux frais de gestion du contrat) ? Les ETF, moins chargés que les OPCVM classiques, sont-ils disponibles ? Consultez notre sélection des meilleurs ETF accessibles en assurance vie.
  • Gestion pilotée : Si vous optez pour une délégation de la gestion, quels sont les frais additionnels ? Quel est le profil de risque associé à chaque mandat ?
  • Rachat partiel programmé : Le contrat permet-il des rachats partiels réguliers sans frais ? Cette option est essentielle pour qui envisage des revenus complémentaires à la retraite.
  • Clause bénéficiaire : Vérifiez que la rédaction est précise, actualisée, et qu'elle prévoit des bénéficiaires de rang subsidiaire.
  • Comparaison avec des contrats sans frais d'entrée : L'écart de frais entre un contrat à 2 % d'entrée et un contrat sans frais d'entrée représente un manque à gagner immédiat que les performances futures doivent compenser. Pour une vue comparative, notre guide complet assurance vie 2026 dresse le panorama.
  • Garantie plancher : Certains contrats Generali proposent une garantie plancher en cas de décès. Quel est son coût réel (exprimé en pourcentage de l'encours) ?

Les obligations légales de l'assureur ne se limitent pas à la souscription. Pendant toute la vie du contrat, l'assureur doit informer annuellement l'épargnant de la valeur de rachat, des performances et des frais prélevés. Le relevé annuel est un document à lire attentivement. Le service-public.fr (fiche R32326) rappelle aussi les modalités pratiques de demande de rachat partiel ou total.

Les obligations légales d'information de l'assureur

Depuis la transposition de la directive sur la distribution d'assurances (DDA), l'assureur et l'intermédiaire doivent remettre à l'épargnant un document d'informations clés (DIC) avant toute souscription. Ce document normalisé détaille les frais, les garanties et le profil de risque du contrat.

L'assureur doit aussi vérifier que le contrat proposé correspond aux objectifs, à la situation financière et aux connaissances de l'épargnant. Cette obligation de conseil est renforcée pour les contrats en unités de compte, compte tenu du risque de perte en capital. Le non-respect de ces obligations peut engager la responsabilité du distributeur, comme l'illustre la jurisprudence de janvier 2026 mentionnée plus haut.

Checklist avant de signer : 5 points à vérifier

  1. Exiger le DIC et le lire intégralement : les frais y figurent en page 1 ou 2, en pourcentage et en euros pour un investissement type de 10 000 €.
  2. Simuler le rendement net de frais sur 8 ans avec des hypothèses prudentes (rendement brut de 3 à 4 %).
  3. Comparer avec au moins 2 autres contrats aux frais documentés. Un contrat sans frais d'entrée et avec 0,6 % de frais courants produit mécaniquement un meilleur rendement net.
  4. Vérifier la clause bénéficiaire : formulation nominale, présence d'un bénéficiaire subsidiaire, cohérence avec la situation familiale actuelle.
  5. Demander le montant exact des frais d'arbitrage et le nombre d'arbitrages gratuits par an. Un contrat qui facture 1 % par arbitrage dissuade toute gestion dynamique.

Fiche pratique

Bénéfice net ajusté Generali S1 20262 543 M€, en hausse de 13,7 % (Boursorama, 7 août 2026)
Frais d'entrée (Generali Investissement D)2,00 % du versement (Boursorama, 2026)
Frais de sortie1,08 % à 1,10 % (Boursorama, 2026)
Frais courants (dont gestion)1,1 % à 1,2 % par an (Boursorama, 2026)
Rendement fonds euros 2025 (non garanti)4,50 % brut (participation aux bénéfices Generali Vie)
Taux du Livret A depuis août 20251,70 %
Prélèvements sociaux au 1er janvier 202618,6 % (sauf exceptions à 17,2 %) : impots.gouv.fr
PFU total (flat tax + PS) dès 202631,4 % (12,8 % + 18,6 %)
Abattement fiscal après 8 ans4 600 € (célibataire) / 9 200 € (couple)
Abattement succession (versements avant 70 ans)152 500 € par bénéficiaire
Référence légale PER vs assurance vieArticle L. 224-1 du Code monétaire et financier
Modification clause bénéficiairePar avenant ou courrier recommandé à l'assureur (gratuit)

Sources

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Questions courantes

Quel est le rendement du fonds euros Generali en 2025 ?

L'objectif de rendement non garanti du fonds euros Generali est de 4,50 % au titre de la participation aux bénéfices 2025 (Boursorama, fiche BoursoVie / Generali Vie, 2026). Ce taux est brut de frais de gestion. Compte tenu des frais courants de 1,1 % à 1,2 %, le rendement net ressort aux alentours de 3,30 %. Il n'est pas garanti pour les années suivantes.

Quels sont les frais d'un contrat d'assurance vie Generali ?

Pour le contrat Generali Investissement D, les frais comprennent : 2 % de frais d'entrée sur chaque versement, 1,08 % à 1,10 % de frais de sortie en cas de rachat, et 1,1 % à 1,2 % de frais courants annuels incluant les frais de gestion (Boursorama, 2026). À ces frais s'ajoutent les frais internes aux unités de compte.

Comment se passe la fiscalité d'un rachat sur un contrat Generali ?

Lors d'un rachat, les gains sont soumis aux prélèvements sociaux (18,6 % depuis le 1er janvier 2026, sauf exceptions à 17,2 %) et à l'impôt : soit le PFU de 12,8 %, soit le barème progressif. Après 8 ans de détention, un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) s'applique sur les gains imposables.

Peut-on faire un rachat partiel sur une assurance vie Generali ?

Oui, le rachat partiel est possible sur les contrats d'assurance vie Generali, comme sur tout contrat d'assurance vie. Il permet de retirer une partie de l'épargne sans clôturer le contrat. Le service-public.fr (fiche R32326) détaille la procédure. Les frais de sortie (1,08 %-1,10 %) s'appliquent au prorata du montant racheté.

Que se passe-t-il si la clause bénéficiaire n'est pas à jour au décès ?

Si la clause bénéficiaire est obsolète ou inapplicable, le capital décès peut être versé à une personne que l'assuré ne souhaitait plus avantager (ex-conjoint, par exemple), ou réintégré dans la succession. Dans ce dernier cas, l'avantage fiscal de l'assurance vie est perdu et les droits de succession classiques s'appliquent. La modification de la clause est gratuite et doit être faite par avenant ou courrier recommandé à l'assureur.

Quelle différence entre l'assurance vie Generali et un PER ?

L'assurance vie et le PER (plan d'épargne retraite) sont deux enveloppes distinctes, régies par des articles différents du Code monétaire et financier (article L. 224-1 pour le PER). La différence majeure est que le PER est un produit d'épargne retraite à sortie obligatoirement en rente (sauf exceptions), tandis que l'assurance vie permet des rachats à tout moment. Le PER offre une déductibilité fiscale des versements à l'entrée, absente en assurance vie.