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Assurance vie simulation : calculer vos gains, votre fiscalité et votre rachat

Simulez votre assurance vie en 2026 : calcul des gains nets, fiscalité du rachat, prélèvements sociaux à 18,6 %. Cas pratique chiffré + simulateurs officiels.

Isabelle MarchandIsabelle Marchand 19 min à parcourir
📈 PEA vs Assurance-vie : simulation sur 15, 20 et 30 ans ✅

Pour simuler votre assurance vie en 2026, vous devez calculer la part de gains de votre rachat et y appliquer la fiscalité adéquate. Après 8 ans, un abattement annuel s'applique. N'oubliez pas les prélèvements sociaux, dont le taux passe à 18,6 % au 1er janvier 2026, impactant directement votre gain net.

Cette situation souligne l'importance de bien comprendre la fiscalité de l'assurance vie en 2026 pour optimiser vos stratégies d'épargne.

Réaliser une simulation d'assurance vie est indispensable pour connaître le montant net que vous toucherez réellement après fiscalité. Loin d'être un simple gadget, cet exercice permet d'anticiper l'impact des impôts et des prélèvements sociaux avant d'effectuer un versement ou un rachat, dans un contexte où l'assurance vie a enregistré des cotisations record de 19,5 milliards d'euros en mars 2026 selon France Assureurs (2026). Comprendre le mécanisme de calcul est la première étape pour optimiser votre épargne et éviter les mauvaises surprises.

Ce qu'il faut retenir

  • La fiscalité de l'assurance vie ne s'applique qu'au moment d'un rachat, total ou partiel.
  • Le taux des prélèvements sociaux sur les gains a augmenté à 18,6 % au 1er janvier 2026.
  • Après 8 ans, les gains bénéficient d'un abattement fiscal annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple).
  • La simulation doit impérativement distinguer la part de capital de la part de gains dans le rachat pour être exacte.
  • Les simulateurs officiels d'impots.gouv.fr sont les plus fiables pour valider le calcul de l'impôt sur le revenu.

Pourquoi simuler son assurance vie avant tout rachat ou versement

Effectuer une simulation d'assurance vie avant toute opération est une étape fondamentale pour une gestion de patrimoine avisée. Sans cette projection, l'épargnant ne voit que la valeur brute de son contrat, un montant qui peut être trompeur. La performance affichée par l'assureur n'est pas le montant qui arrivera sur votre compte en banque. La simulation permet de traduire cette valeur brute en un montant net, après déduction de la fiscalité sur les plus-values. C'est le seul moyen d'anticiper précisément l'impact d'un rachat sur votre trésorerie et d'éviter les déconvenues, notamment avec la mise à jour des taux de prélèvements sociaux. Face à une collecte record de 19,5 milliards d'euros rien qu'en mars 2026 (France Assureurs, 2026), de plus en plus d'épargnants sont concernés par ces calculs complexes.

La simulation devient alors un outil d'aide à la décision stratégique. Elle permet de comparer différents scénarios : racheter avant ou après le huitième anniversaire du contrat, effectuer un rachat partiel plutôt qu'un rachat total, ou encore choisir le bon moment pour réinvestir. En matérialisant l'impact de chaque choix, elle transforme une vision abstraite de la fiscalité en un plan d'action concret et optimisé pour votre situation personnelle. C'est une démarche proactive pour conserver la plus grande partie possible de vos gains.

Les gains ne sont imposés qu'au moment du rachat : rappel du principe

Le principe fondamental de l'assurance vie, confirmé par l'administration fiscale (impots.gouv.fr, 2026), est que les gains capitalisés au sein du contrat ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu tant qu'aucun rachat n'est effectué. Cette "enveloppe fiscale" permet à votre épargne de croître sans frottement fiscal annuel, favorisant ainsi l'effet des intérêts composés. La taxation n'est déclenchée que lorsque vous décidez de retirer une partie ou la totalité de votre capital. C'est à ce moment précis que l'assureur calcule la part de gains (plus-values) contenue dans votre retrait, qui servira de base à l'imposition. Comprendre ce mécanisme est essentiel : il signifie que la performance de votre contrat peut évoluer librement pendant des années sans générer d'impôt.

Vous pouvez en apprendre davantage sur les spécificités du rachat partiel d'assurance vie pour affiner votre planification financière.

Ce que la simulation révèle que le solde contractuel cache

Le solde affiché sur votre relevé annuel est une valeur "brute de fiscalité". Il inclut votre capital initial et les gains latents. Une simulation révèle ce que ce chiffre occulte : le montant "net de fiscalité et de prélèvements sociaux". Elle décompose un rachat pour en isoler la part de plus-values, seule partie imposable. Puis, elle applique les règles fiscales en vigueur (abattements, taux réduits, prélèvements sociaux) selon l'ancienneté de votre contrat. Le résultat est le montant exact que vous percevrez. Cette démarche met en lumière le coût fiscal réel de votre retrait, une information cruciale que le solde contractuel seul ne peut fournir. C'est la différence entre le potentiel de votre épargne et sa disponibilité réelle.

Les 4 paramètres clés à entrer dans n'importe quel simulateur assurance vie

Pour obtenir une projection fiable, quatre données sont incontournables, que vous utilisiez un outil en ligne ou une feuille de calcul. Chaque paramètre a une influence directe et significative sur le calcul des gains et de l'imposition finale. Ignorer l'un d'eux ou utiliser une estimation hasardeuse peut fausser complètement le résultat et conduire à de mauvaises décisions. Il est donc primordial de rassembler ces informations précises avant de lancer toute simulation. Elles constituent la fondation de votre analyse et garantissent la pertinence de la stratégie de rachat que vous envisagerez. Un conseil en gestion de patrimoine (CGP) s'appuiera systématiquement sur ces quatre piliers pour établir ses recommandations.

Capital versé et durée : la base de tout calcul

Ces deux éléments sont le point de départ. Le "capital versé" représente l'ensemble de vos apports (versement initial et versements complémentaires) depuis l'ouverture du contrat. La "durée du contrat", calculée depuis la date du premier versement, est le critère déterminant pour le régime fiscal applicable. C'est elle qui définit si vous pouvez bénéficier des avantages fiscaux majeurs après huit ans de détention. Une erreur sur la date de souscription peut vous faire passer à côté de l'abattement annuel et des taux d'imposition réduits, modifiant radicalement le montant net de votre rachat. La précision sur ces deux points est donc non négociable pour une simulation correcte.

Taux de rendement : objectif non garanti et fonds en euros

Le taux de rendement reflète la performance de votre contrat. Il se décompose entre le rendement du fonds en euros (capital garanti) et la performance des unités de compte (UC), qui fluctue avec les marchés. Pour une simulation, il faut utiliser un taux de rendement moyen annualisé.

💡 À noter : Les rendements futurs ne sont jamais garantis. Certains acteurs affichent des objectifs, comme celui de 4,50 % net en 2026 et 2027 sur le fonds Euro Exclusif (Boursorama, 2026), mais cela reste une hypothèse à manier avec prudence. Pour une simulation réaliste, il est conseillé d'utiliser plusieurs scénarios (pessimiste, neutre, optimiste).

Montant du rachat partiel ou total : plein ou partiel, ça change tout

Le montant que vous souhaitez retirer est le dernier paramètre clé. Un "rachat total" clôture votre contrat et l'intégralité des gains est fiscalisée. Un "rachat partiel" permet de ne retirer qu'une partie du capital, laissant le reste investi et conservant l'antériorité fiscale du contrat. La simulation est particulièrement utile dans ce second cas, car elle calcule la proportion exacte de capital et de gains dans votre retrait. Souvent, il est plus judicieux de procéder par rachats partiels sous les seuils d'abattement pour optimiser la fiscalité sur le long terme. Le choix entre ces deux options dépend de vos besoins de liquidités et de votre stratégie patrimoniale.

Fiscalité du rachat en 2026 : les taux selon la durée du contrat

La fiscalité de l'assurance vie est l'un de ses principaux atouts, mais elle répond à des règles précises qui évoluent. Pour tout rachat effectué en 2026, il est essentiel de maîtriser les barèmes applicables, qui dépendent directement de l'ancienneté de votre contrat. La date clé reste le huitième anniversaire du contrat, qui ouvre droit à des avantages significatifs. De plus, une nouveauté réglementaire impacte tous les retraits depuis le début de l'année : le taux des prélèvements sociaux. Seule une connaissance à jour de ces règles permet une simulation juste et une optimisation efficace. Avant de valider un retrait, il est recommandé de vérifier ces informations sur des sources officielles comme le site service-public.fr. Pour une vue d'ensemble, notre guide fiscal complet de l'assurance vie 2026 détaille tous les aspects.

Le calcul des frais de retrait d'assurance vie est une étape essentielle pour évaluer le coût réel d'une opération.

Avant 8 ans : prélèvement forfaitaire unique ou barème progressif

Si vous effectuez un rachat sur un contrat de moins de 8 ans, les gains sont soumis par défaut au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé "flat tax". Ce prélèvement s'élève à 12,8 % pour l'impôt sur le revenu. Sur option expresse et irrévocable, vous pouvez choisir de soumettre ces gains au barème progressif de l'impôt sur le revenu (IR). Cette option est intéressante uniquement si votre Taux Marginal d'Imposition (TMI) est inférieur à 12,8 %, soit si vous êtes dans la tranche à 11 % ou non imposable. Quel que soit votre choix, les prélèvements sociaux s'ajoutent à cette imposition. La distinction entre les contrats de moins et plus de 4 ans a disparu pour les versements effectués depuis 2017.

Après 8 ans : abattements annuels et taux réduits

C'est après 8 ans que l'assurance vie révèle son principal avantage fiscal. Les gains issus de votre rachat bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Cet abattement s'applique sur la part de plus-values, pas sur le montant total du rachat. Pour la fraction des gains qui dépasse cet abattement, un taux d'imposition réduit de 7,5 % s'applique (pour les gains issus de versements inférieurs à 150 000 €). Ce mécanisme permet de retirer des fonds chaque année en franchise d'impôt sur le revenu, dans la limite de ces plafonds. C'est une stratégie très efficace pour générer des revenus complémentaires peu ou pas fiscalisés.

Prélèvements sociaux : nouveau taux de 18,6 % dès janvier 2026

C'est le changement majeur pour les simulations en 2026. À compter du 1er janvier 2026, le taux global des prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc.) sur les revenus du patrimoine est porté à 18,6 %, contre 17,2 % précédemment (service-public.gouv.fr, 2026).

📌 Important : Cette hausse de 1,4 point s'applique à tous les gains constatés lors d'un rachat en 2026, quelle que soit la date de souscription du contrat ou des versements. Les prélèvements sociaux sont dus sur l'intégralité des gains, y compris la part située sous l'abattement fiscal de 4 600 € ou 9 200 €. Une simulation qui omet cette mise à jour serait donc inexacte.

Cas pratique chiffré : simulation d'un rachat partiel après 8 ans

Pour illustrer concrètement le mécanisme, rien ne vaut une simulation chiffrée. Prenons un cas pratique réaliste pour un épargnant qui souhaite effectuer un retrait sur un contrat mature. Cette mise en situation permet de décomposer le calcul étape par étape et de visualiser l'impact réel de la fiscalité après 8 ans. Les chiffres utilisés sont fournis à titre d'exemple et ne constituent pas un conseil personnalisé. Pour votre propre situation, il est toujours recommandé de vous rapprocher d'un professionnel ou d'utiliser le simulateur officiel disponible sur le site impots.gouv.fr.

Hypothèses du cas pratique :

  • Situation : Une personne célibataire.
  • Ancienneté du contrat : 10 ans.
  • Total des versements (capital) : 50 000 €.
  • Valeur totale du contrat en 2026 : 70 000 €.
  • Montant des gains totaux : 70 000 € - 50 000 € = 20 000 €.
  • Projet : Effectuer un rachat partiel de 10 000 €.

Le calcul de la quote-part de gains dans un rachat partiel

La première étape est de déterminer quelle part de votre rachat de 10 000 € correspond à des gains imposables. Le fisc considère que chaque retrait est composé proportionnellement de capital et d'intérêts. La formule est la suivante : Montant du rachat × (Gains totaux / Valeur totale du contrat)

Dans notre exemple, le calcul est : 10 000 € × (20 000 € / 70 000 €) = 2 857,14 €

Sur le retrait de 10 000 €, la part de plus-values est donc de 2 857,14 €. Le reste, soit 7 142,86 €, est considéré comme un remboursement de votre capital initial et n'est donc pas imposable. C'est uniquement sur ces 2 857,14 € que la fiscalité va s'appliquer.

Application de l'abattement et du taux réduit après 8 ans

Le contrat ayant plus de 8 ans, l'épargnant (célibataire) bénéficie d'un abattement annuel sur les gains de 4 600 €. La part de gains dans son rachat est de 2 857,14 €.

Comme 2 857,14 € est inférieur à l'abattement de 4 600 €, la totalité de ces gains est exonérée d'impôt sur le revenu. L'imposition au titre de l'impôt sur le revenu (au taux de 7,5 %) est donc de 0 €.

⚠️ Attention : L'abattement ne s'applique pas aux prélèvements sociaux. Ceux-ci restent dus sur l'intégralité des gains. Cet abattement se renouvelle chaque année civile, ce qui permet de programmer des rachats réguliers en franchise d'impôt. Pour en savoir plus sur les stratégies de transmission, consultez notre article sur les abattements et fiscalité successorale en 2026.

Résultat net : ce que l'épargnant perçoit réellement

Nous pouvons maintenant calculer le montant final perçu par l'épargnant.

  • Montant du rachat brut : 10 000 €.
  • Impôt sur le revenu : 0 € (car les gains sont inférieurs à l'abattement).
  • Prélèvements sociaux : Ils sont calculés sur la totalité des gains du rachat, au nouveau taux 2026. Gains du rachat × Taux des prélèvements sociaux 2 857,14 € × 18,6 % = 531,43 €

Le montant total des prélèvements est de 531,43 €. Le montant net perçu sera donc : 10 000 € - 531,43 € = 9 468,57 €

Pour un retrait de 10 000 €, l'épargnant touchera réellement 9 468,57 €. La simulation met en évidence un coût fiscal de 531,43 €, uniquement dû aux prélèvements sociaux dans ce cas précis.

Pour aller plus loin, une simulation du rachat d'assurance vie peut vous donner une vision précise de l'impact fiscal de vos retraits.

L'erreur courante à éviter : simuler sans tenir compte des prélèvements sociaux

Dans la pratique, de nombreux épargnants commettent une erreur d'appréciation courante lors de leurs simulations personnelles. Ils se concentrent exclusivement sur l'impôt sur le revenu, attirés par les abattements et les taux réduits après huit ans, et minimisent ou oublient totalement le poids des prélèvements sociaux. Cette omission conduit à une surestimation du montant net qui sera perçu et peut créer une déception au moment du virement. Les prélèvements sociaux représentent une part significative de la ponction fiscale, d'autant plus avec leur revalorisation en 2026. Comprendre leur double mécanisme d'application, à la fois annuel pour certains supports et au moment du rachat pour d'autres, est essentiel pour une simulation juste et sans surprise. C'est un point de vigilance majeur pour tout détenteur de contrat.

Prélèvements sociaux sur fonds en euros : une ponction annuelle souvent ignorée

Une particularité souvent méconnue concerne les fonds en euros à capital garanti. Contrairement aux unités de compte (UC) où tous les prélèvements ont lieu au moment du rachat, les prélèvements sociaux sur les intérêts générés par les fonds en euros sont prélevés chaque année "au fil de l'eau". L'assureur les déduit directement des gains avant de les inscrire sur votre contrat. Cette ponction annuelle de 18,6 % (taux 2026) sur les intérêts diminue la performance nette capitalisée. Si vous ne l'intégrez pas dans votre suivi, vous pourriez avoir l'impression que votre fonds en euros rapporte moins que le taux brut annoncé, alors que la différence correspond à cette fiscalité déjà payée.

L'impact du nouveau taux 2026 sur une simulation déjà faite en 2025

L'augmentation du taux des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % au 1er janvier 2026 a un impact direct sur le capital net perçu. Si vous aviez réalisé une simulation en 2025 en prévision d'un rachat en 2026, elle est désormais obsolète. La différence de 1,4 point peut sembler minime, mais sur des gains importants, elle représente une somme non négligeable. Par exemple, sur une plus-value de 20 000 €, cette hausse représente 280 € de prélèvements supplémentaires. Il est donc crucial de mettre à jour toutes vos projections avec ce nouveau taux pour éviter de baser vos décisions sur des calculs erronés. C'est une illustration parfaite de la nécessité de toujours utiliser les paramètres fiscaux de l'année du rachat effectif.

Quels outils utiliser pour simuler son assurance vie en 2026

Pour réaliser une simulation fiable de votre assurance vie, plusieurs outils sont à votre disposition. Il est judicieux de croiser les sources, en commençant par les simulateurs mis à disposition par l'État, qui font foi pour les calculs fiscaux. Les banques et assureurs proposent également leurs propres outils, souvent plus orientés vers la projection de l'épargne future. Cependant, il est important de comprendre leurs périmètres respectifs et leurs limites. Aucun simulateur ne remplace une analyse patrimoniale globale, mais ils constituent une excellente première approche chiffrée. L'objectif est de s'approprier les mécanismes de calcul pour devenir un épargnant plus averti et autonome dans ses décisions.

Les simulateurs officiels : impots.gouv.fr et service-public.fr

Les outils les plus fiables pour la partie fiscale sont ceux du gouvernement.

  • Le simulateur d'impôt sur le revenu (impots.gouv.fr) : C'est l'outil de référence pour valider l'impact d'un rachat sur votre impôt annuel. En reportant les gains imposables dans les cases dédiées (2CH, 2DH, etc.), vous pouvez voir concrètement si l'option pour le barème progressif est plus intéressante que le PFU.
  • Le simulateur de droits de succession (service-public.fr) : Indispensable pour la partie transmission. Il permet d'estimer ce que vos bénéficiaires paieront comme droits en fonction de leur lien de parenté et des abattements spécifiques à l'assurance vie.

Ces deux outils, gratuits et anonymes, offrent une vision précise et officielle de la fiscalité à la sortie et à la succession. La maîtrise de la fiscalité et succession de l'assurance vie est un pilier de la gestion de patrimoine.

Ce que les simulateurs ne font pas à votre place

Les simulateurs, aussi performants soient-ils, ont des limites. Ils ne peuvent pas :

  • Fournir un conseil personnalisé : Un outil applique une formule mathématique, il ne tient pas compte de vos objectifs de vie, de votre aversion au risque ou de votre situation familiale globale.
  • Optimiser l'allocation d'actifs : Il ne vous dira pas s'il faut investir davantage en unités de compte ou sécuriser sur le fonds en euros.
  • Élaborer une stratégie de rachat : Il ne vous conseillera pas sur le montant optimal à retirer chaque année pour maximiser les abattements sans impacter votre train de vie.
  • Comparer des contrats : Il ne peut pas analyser les frais, les options de gestion ou la qualité des supports de différents contrats.

C'est ici qu'un conseiller en gestion de patrimoine (CGP) intervient. Il utilise la simulation comme un des outils de son diagnostic pour construire une stratégie sur mesure. Si votre objectif est de transformer votre capital en revenus réguliers, notre simulateur calcul rente assurance vie peut vous donner une première estimation.

Assurance vie vs PER : quelle simulation pour quel objectif patrimonial

Le choix entre l'assurance vie et le Plan d'Épargne Retraite (PER) est une question fréquente pour les épargnants. Bien que les deux soient des enveloppes d'investissement à long terme, leur philosophie, leur fiscalité et leur liquidité sont très différentes. Une simulation pour chaque produit mettra en lumière des résultats distincts, car ils répondent à des objectifs patrimoniaux différents. La popularité du PER ne se dément pas, avec des versements en hausse de 16 % en 2025 pour atteindre 20,2 milliards d'euros (Boursorama, janv. 2026), mais cela ne signifie pas qu'il soit adapté à tous les profils. Comprendre ce que chaque simulation révèle est la clé pour faire un choix éclairé ou décider de combiner les deux dispositifs de manière complémentaire.

Simulation assurance vie : liquidité et fiscalité à la sortie

La simulation d'une assurance vie est centrée sur la flexibilité et la disponibilité du capital. L'objectif est de mesurer le coût fiscal d'un retrait (rachat) à n'importe quel moment. Elle met en avant les avantages d'une détention longue (plus de 8 ans) pour effectuer des retraits peu ou pas fiscalisés grâce aux abattements.

  • Avantage principal simulé : Un capital accessible avec une fiscalité qui s'allège avec le temps.
  • Profil type : Épargnant souhaitant financer des projets à moyen/long terme (achat immobilier, études des enfants, complément de revenus) tout en gardant une porte de sortie liquide.

Simulation PER : déduction à l'entrée et imposition à la retraite

La simulation d'un PER est radicalement différente. Elle se concentre sur l'avantage fiscal à l'entrée : la déduction des versements de votre revenu imposable. L'outil calcule l'économie d'impôt immédiate que vous réalisez grâce à vos versements. En contrepartie, le capital est bloqué jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé) et la sortie (en capital ou en rente) est fiscalisée.

  • Avantage principal simulé : Une réduction d'impôt aujourd'hui.
  • Profil type : Contribuable avec un Taux Marginal d'Imposition (TMI) de 30 % ou plus, souhaitant réduire sa pression fiscale tout en préparant activement sa retraite.

Que retenir de la simulation d'assurance vie en 2026 ?

La simulation de votre assurance vie est une étape cruciale pour prendre des décisions éclairées. Elle vous permet de transformer des données brutes en informations exploitables, en calculant précisément le montant net que vous percevrez après l'application de la fiscalité et des prélèvements sociaux. Avec le passage du taux des prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026, mettre à jour ses calculs est plus important que jamais. L'exercice met en lumière l'avantage fiscal majeur des contrats de plus de huit ans, grâce à l'abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €.

Pour un calcul fiable, il est impératif de se baser sur les quatre paramètres clés : capital versé, durée, taux de rendement et montant du rachat. Les outils officiels comme ceux d'impots.gouv.fr sont des alliés précieux pour valider vos estimations. Toutefois, rappelez-vous qu'un simulateur ne remplace pas une stratégie patrimoniale personnalisée. Si vos objectifs sont complexes, l'accompagnement par un professionnel reste la meilleure approche pour optimiser votre situation. En maîtrisant les tenants et aboutissants de la simulation, vous reprenez le contrôle de votre épargne et maximisez son potentiel.

Sources

Ces informations sont données à titre indicatif et ne remplacent pas l'avis d'un conseiller financier. Étudiez votre situation avec un professionnel agréé avant de vous engager.

Questions courantes

Comment calculer les gains imposables lors d'un rachat d'assurance vie ?

Pour calculer les gains imposables, utilisez la formule : Montant du rachat × (Gains totaux / Valeur totale du contrat). Par exemple, pour un rachat de 10 000 € sur un contrat de 70 000 € (dont 20 000 € de gains), la part de plus-values est de 10 000 € × (20 000 € / 70 000 €) = 2 857 €. C'est sur ce montant que s'appliquera la fiscalité.

Quelle est la fiscalité d'un rachat d'assurance vie après 8 ans en 2026 ?

En 2026, pour un rachat sur un contrat de plus de 8 ans, les gains bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple). Au-delà, un taux d'imposition réduit de 7,5 % s'applique. Les prélèvements sociaux de 18,6 % (taux 2026) restent dus sur la totalité des gains, même sous l'abattement.

Quel simulateur officiel utiliser pour simuler son assurance vie ?

Pour l'impôt sur le revenu généré par un rachat, le simulateur officiel de la Direction générale des Finances publiques (impots.gouv.fr) est la référence. Pour anticiper la transmission, le simulateur des droits de succession de service-public.fr permet d'évaluer la fiscalité pour les bénéficiaires.

Les prélèvements sociaux sur l'assurance vie ont-ils changé en 2026 ?

Oui, le taux global des prélèvements sociaux (CSG, CRDS) sur les revenus du patrimoine, incluant les gains de l'assurance vie, est passé de 17,2 % à 18,6 % à compter du 1er janvier 2026. Cette hausse impacte le rendement net de tous les rachats effectués en 2026.

Quelle différence entre simuler une assurance vie et simuler un PER ?

Simuler une assurance vie vise à optimiser la fiscalité d'un capital disponible à tout moment (rachat). Simuler un Plan d'Épargne Retraite (PER) a pour but d'évaluer la réduction d'impôt à l'entrée contre une imposition de la rente ou du capital à la retraite, avec un capital généralement bloqué jusqu'à cette échéance. Les objectifs sont distincts : liquidité contre préparation de la retraite.

L'assurance vie est-elle imposée chaque année ou seulement au rachat ?

L'assurance vie n'est imposée que lors d'un rachat. Tant que vous ne retirez pas de capital, vos gains latents ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux sur les intérêts des fonds en euros sont prélevés annuellement par l'assureur. Pour les unités de compte, tous les prélèvements (fiscaux et sociaux) ont lieu au moment du rachat.